4. Je ne suis pas nulle

04 Je ne suis pas nulle

La violence psychologique témoigne d’une volonté de dominer l’autre, qui s’exprime notamment par une recherche de contrôle sur la vie de son/sa partenaire (contrôle sur ses activités, ses fréquentations, ses choix, etc.). Mais elle peut également passer par le dénigrement et les injures. Remarques désobligeantes, reproches systématiques et insultes visent à rabaisser la personne et à l’attaquer dans ce qu’elle est. Confrontée à cette violence, la victime commence à douter de ses capacités, à se sentir nulle, idiote, bonne à rien. Son estime d’elle-même s’effondre progressivement. Ce qu’elle entend de manière répétée au sein de son couple prend alors l’aspect de vérité : « oui, c’est vrai, je suis incapable faire les choses correctement », « finalement, je ne sais pas me débrouiller par moi-même ». Ceci peut conduire au développement d’un sentiment de culpabilité chez la victime, qui viendrait, d’une certaine manière, justifier les actes de violence qu’elle subit : « si j’avais fait plus attention, si j’étais moins bête, je ne l’aurais pas énervé ».

Cette violence est grave et inacceptable, puisqu’elle remet en doute la valeur personnelle d’un individu. La victime est infantilisée et soumise à son/sa partenaire. Il lui est alors plus difficile d’oser prendre des décisions et accomplir des choses pour elle-même, car elle ne s’en sent pas capable. Les dommages causés par cette violence fragilisent la victime et peuvent l’amener à avoir une vision déformée d’elle-même.

Illustration : Marika Barman

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